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Invalidenfriedhof

Le cimetière Invalidenfriedhof
Le cimetière Invalidenfriedhof
Image : Landesdenkmalamt Berlin, Wolfgang Bittner
Zoom: Le cimetière Invalidenfriedhof
Le cimetière Invalidenfriedhof
Image : Senatsverwaltung für Stadtentwicklung

Le cimetière Invalidenfriedhof

Le cimetière Invalidenfriedhof, construit en 1748 sur les ordres de Frédéric II, jouxte la berge du Spandauer Schifffahrtskanal. A partir de 1945, le tracé de la ligne de démarcation tel qu’il fut établi par les puissances alliées entre les secteurs d’occupation soviétique et occidentaux, traversait cette voie navigable en son milieu. Avec le renforcement, par la RDA, du dispositif frontalier à partir du 13 août 1961, le cimetière Invalidenfriedhof fut partiellement détruit. Des rangées entières de tombes (E, F,G) durent céder leur place au No Man’s Land. Entre 1973 et 1975, les dernières tombes furent ensevelies et l’aménagement paysager détruit. Idem pour la zone à accès réservé, derrière le mur d’arrière-plan: les tombes furent nivelées et le mur du cimetière en briques, érigé en 1902 le long de la berge du canal, fut renforcé d’une clôture et intégré dans le dispositif frontalier. Si une infime portion du cimetière survécut à ces transformations, elle le doit aux illustres défunts militaires des guerres de libération de 1813/1815 honorés en RDA, comme le Général Gerhard David von Scharnhorst, dont la tombe a été conçue par l’architecte Karl-Friedrich Schinkel, ou encore au combattant de la liberté Friedrich Friesen.

Un segment du mur d’arrière-plan, long de 180 mètres, et percé en plusieurs endroits, ainsi qu’une portion encore plus longue du chemin de ronde, qui coupaient le cimetière depuis 1975, ont été conservés et classés au patrimoine historique en 1990. Le béton des segments de mur a été restauré en 2003 et repeint avec les motifs qui figuraient autrefois sur la face Est du mur d’arrière-plan, c’est-à-dire de rectangles blancs cerclés de gris.

Le cimetière Invalidenfriedhof, qui abrite les tombes de nombreuses personnalités de l’histoire militaire prussienne du 18ème et 19ème siècle, est un mémorial. C’est pour cette raison que la configuration actuelle de l’endroit n’est autre qu’un compromis entre la conservation des éléments du dispositif frontalier et le réaménagement de ce mémorial. Aujourd’hui, le No Man’s Land est traversé par la promenade qui relie le pont Sandkrugbrücke, près de la gare de Hambourg, au port Nordhafen, et qui suit le tracé de l’ancienne délimitation entre les secteurs d’occupation.