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Berlin ville d’immigration

Dans les 12 quartiers de Berlin vivent environ 470.000 personnes n’ayant pas la nationalité allemande et venant de 190 pays. Ils représentent environ 13% de la population. 25% des habitants sont issus de l’immigration. Les quatre communautés d’immigrés les plus importantes sont les suivantes : environ 200.000 sont issus de l’immigration turque, probablement 100.000 sont à dénombrer dans le « Berlin russe » (ce nombre regroupe des immigrants des états de l’ex-URSS, parmi lesquels des réfugiés juifs ou des rapatriés d’origine allemande), approximativement 60.000 personnes viennent d’ex-Yougoslavie et presque 45.000 personnes sont de nationalité polonaise.

La répartition des populations de migrants sur les différents quartiers présente de fortes différences. La proportions de populations étrangères est particulièrement forte dans les anciens quartiers de Kreuzberg, Wedding, Tiergarten, Neukölln et Schöneberg dans l’ex Berlin-Ouest.

L’histoire de l’immigration moderne d’après-guerre commence en RFA par le recours, au milieu des années 50, à de la main d’oeuvre venant principalement du pourtour méditerranéen. De nombreux domaines de l’industrie de l’Allemagne fédérale ont eu besoin d’une main-d’œuvre qu’ils ne trouvaient pas sur le marché du travail allemand. Les pays de recrutement étaient alors la Grèce, l’Italie, la Yougoslavie, la Corée, le Maroc, le Portugal, l’Espagne, la Turquie et la Tunisie. Avec ces pays ont été conclus des « contrats d’embauche ». La plupart de ces travailleurs immigrés sont restés seulement quelques années et sont retournés dans leurs pays d’origine. Peu pensaient alors rester durablement. En RDA, des travailleurs d’Angola, d’Algérie, du Mozambique, de Pologne et du Viêtnam vinrent travailler sur la base de contrats interétatiques.

En 1973, du temps de la crise mondiale du pétrole, le recours à de la main d’oeuvre étrangère a cessé. Une partie des travailleurs étrangers est restée en Allemagne rejointes par leurs familles. Des enfants sont nés ici. Peu à peu l’intégration sociale, juridique et économique des immigrés - parmi lesquels on recense également de nombreux réfugiés -, mais aussi bien entendu la cohabitation avec la population locale sont devenues des préoccupations politiques.
Les pages françaises de l’histoire de Berlin
En 2003 a été inaugurée la nouvelle Ambassade de France en Allemagne sur la Pariser Platz, lieu riche de tradition. Le motif en fut de commémorer les 40 ans du Traité de l’Elysée, qui en 1963 scellait la réconciliation franco-allemande.

La Pariser Platz au coeur de Berlin offre à chacun de nombreuses occasions de passer en revue les épisodes des relations franco-allemandes ; car il n’y a guerre d’autre nation à être si solidement enracinée à Berlin et à être aussi étroitement liée à l’histoire de Berlin et de sa région que la France et les Français.

La première vague importante d’immigration remonte à trois cent ans et a laissé de nombreuses traces au bord de la Havel et de la Spree: à l’époque des réfugiés pour raisons religieuses ont été accueillis en Prusse et y ont trouvé refuge. Des huguenots se sont certes établis aussi dans d’autres régions allemandes mais, grâce à des mesures pragmatiques d’intégration, la plupart des réfugiés se sont regroupés à Berlin et dans le Brandebourg. « L’Edit de Potsdam » du Grand Électeur a été à l’origine en 1685 de leur intégration réussie. Leur influence dans différents domaines de la vie quotidienne, sur l’agriculture et le travail du textile, sur les habitudes alimentaires, la langue, la musique et la culture s’en ressent encore aujourd’hui. Berlin doit aux nouveaux citoyens de Berlin une foule de choses, de l’asperge au chou-fleur ou aux boulettes, en passant par des éléments importants du vocabulaire qui remplissent de nombreuses pages des dictionnaires. L’établissement des huguenots, il y a trois cent ans, s’est aussi accompagné de discussions houleuses, dans lesquelles nous reconnaissons beaucoup de peurs et de jugements à l’emporte pièce qui, jusqu’à aujourd’hui, caractérisent les débats sur l’immigration : l’envahissement par les étrangers, leur mauvaise adaptation, la concurrence n’en sont que quelques termes récurrents.

Que l’accueil des Huguenots passe dans l’ensemble pour un exemple d’intégration positive tient d’une part au caractère libéral des règlementations d’accueil, et d’autre part au temps dont une telle immigration a justement besoin.

Berlin est également le reflet des relations franco-allemandes avec leurs hauts et leurs bas. Nul besoin d’essayer de mettre à l’épreuve le cliché de la « haine héréditaire » d’autrefois quand on observe comment est né aussi, ici à Berlin, une amitié franco-allemande étroite. Les troupes d’occupation françaises, dans la partie ouest de la ville, sont vite devenues une puissance protectrice, qui a peu à peu donné lieu à de nombreuses relations individuelles et d’amitiés. Leur retrait à la suite de la réunification n’a pas fait disparaître l’art de vivre français de la vie de la ville. Bien au contraire. La France est présente de manière multiple dans la culture et la cuisine. Les acteurs économiques français donnent à la région un impact important, et au niveau politique de nombreux ponts relient Berlin et Paris.
Brochures:
Fisimatenten - Franzosen in Berlin und Brandenburg, Les Français à Berlin et en Brandebourg
(Cyril Buffet), Allemand - Français, 3. éditions remaniées, Juillet 2004 (2,00 Euros)

Encouraging Diversity – Strengthening Cohesion - Integration Policy in Berlin,
Février 2008, ISBN: 978-3-938352-27-4, (gratuit)
En téléchargment gratuit au lien suivant :
http://www.berlin.de/lb/intmig/publikationen/berichte/index.html

Contact

Le Délégué du Sénat de Berlin à l’Intégration et à l’Immigration
Potsdamer Straße 65, 10785 Berlin-Mitte

Tel.: +49 (30) 9017-2351
Fax: +49 (30) 9017-2320